|
En matière de transports comme dans tous les domaines, la nécessité a poussé les Vietnamiens vers une ingéniosité sans limites qui est à l’origine de l’ébahissement des touristes mais également de beaucoup d’accidents sur les routes. Les vélos, les cyclo-pousses, les motos et autres engins non identifiés composés de motos sur l’avant et à l’arrière desquels sont fixés des plates-formes dotées de roues, constituent pour la plupart des habitants les seuls moyens de locomotion.
Dès lors, on doit tout faire avec : transporter une famille entière, du bébé à la grand-mère, amener le stock à vendre au marché, effectuer le déménagement du voisin, etc. Objets de grande taille ou quantités importantes, chaque lot est impressionnant. Ces empilements improbables sont directement ou indirectement sources régulières d’incidents plus ou moins graves.
La jungle des transports, j’ai dû me l’intégrer à vitesse grand V, moi qui suis un vrai motard parisien, expérimenté jusqu’au bout des ongles. J’ai été obligé de tout recoder ici. Je parle du code de la route à la Vietnamienne. Pas d’agressivité gratuite, conduite tout en volupté, souple, fluide, les yeux en permanence sur 180°, le cou toujours prêt à pivoter. Pour rebrousser chemin sur la route, ne jamais couper la file mais filer en sens inverse : le trafic s’ouvre comme une fleur de printemps pour vous laisser passer…
Tiré de “Passion Vietnam”, juillet 2003
|