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Après
avoir analysé la situation artistique du pays au début du siècle,
il définit les paramètres intervenus pour la création de l’école
et établit un parallèle entre la vie littéraire (avec notamment
le mouvement Tu Luc Van Doan) et la nature de la production picturale, les deux
pouvant être qualifiées de réalisme romantique. Des artistes
tels que Le Pho, Nguyen Phan Chanh, To Ngoc Van ou Nguyen Gia Tri
illustrèrent brillamment ce courant, multipliant la diversité de
leurs supports (soie, huile, laque). Dès lors s’établit un
important courant créatif particulièrement apte à révéler les
multiples facettes de l’âme et de la sensibilité vietnamienne.
Résumé
Malgré les tourments politiques que le pays
traversa, cette ardeur créative ne se démentira pas,
s’adaptant aux exigences du moment. C’est ainsi qu’au moment
de la lutte pour l’indépendance, les peintres partis au Viet
Bac opèrent la difficile mutation de leur art imposé par la
situation. Il s’agit dorénavant de se conformer aux règles de
l’art social-réaliste. Nguyen Thu Nghiem, Nguyen Sang, Bui Xuan
Phai ou encore Dong Bich Lien s’y essayèrent, non sans déchirements.
De ces dilemmes résultera le mouvement Nhan
Van Giai Pham. La plupart des artistes se détourneront alors
de la création officielle, et
poursuivront seuls, dans des conditions difficiles,
leur cheminement. Au sud, jusqu’en 1975, une vie
culturelle active put encore se maintenir. Mais après la réunification,
le pays traverse une
période sombre.
Il faudra alors attendre les années 80 et la
politique du doi moi pour
assister à un renouveau. Telle une vague déferlante, la peinture, toutes
tendances picturales confondues devient le
support libérateur d’émotions trop longtemps contenues. Une
floraison extraordinaire d’artistes ressurgissent ou
apparaissent : Do Quang Em, Nguyen Trung, Nguyen Phuoc pour
les plus anciens, mais aussi
Do Phan, Nguyen Tanh Binh ou Tran Van Thao ou Dinh Y Nhi
etc. Tous témoignent de la vitalité de la création
vietnamienne, qui a su, malgré l’adversité auquel ce pays
s’est trouvé confronté pendant des décennies conquérir son
identité et s’imposer avec bonheur sur la scène
internationale.
Sur
le livre
Avec plus de 400 reproductions dont 300 en
couleurs ce livre offre pour la première fois une vision élargie
de cette peinture en l’analysant dans son contexte historique et
artistique. Il en renouvelle aussi totalement l’approche. Véritable
ouvrage de référence incluant la biographie détaillée de plus
de 60 artistes, rédigé par une des meilleures spécialistes du
sujet, il constitue un très bel outil de découverte et
d’approfondissement de cette question et de la culture
artistique du Viet Nam.
Sur
l'auteur
Corinne de
Ménonville, sinologue, expert en Art d’Extrême Orient s’est
largement consacré ces dernières années à analyser et à
promouvoir la peinture du Vietnam. Elle a initié et réalisé les
deux seules expositions en France sur le sujet : Au centre
Wallonie –Bruxelles à Paris en 1997 et au Musée du Pavillon des
Arts de la Ville de Paris, grande rétrospective en 1998 dans le
cadre du Printemps Vietnamien ». Parallèlement elle continua ses
activités d’expert-consultant auprès de Sotheby’s Singapour dans
le domaine des ventes de peintures d’Asie du Sud Est. Elle est
l’une des rares spécialistes de renommée internationale dans ce
domaine. Professeur à l’IESA, elle rédige de nombreux articles
et monographies d’artistes, intervient comme commissaire
indépendant pour monter des expositions en Asie, et réalise des
missions pour l’Asian European Foundation.
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