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Les Vietnamiennes ont la réputation
d’être très belles et d'aimer séduire, pour autant elles
n’adoptent pas un look vraiment “sexy” en journée. Au Vietnam, on
est parfois stupéfait de voir des filles se camoufler de la tête aux
pieds alors que la température dépasse allègrement les 30ºC. Il faut
souffrir pour être belle, et les Vietnamiennes sont prêtes à ce
sacrifice pour y parvenir. En journée, elles portent rarement de jupes
et leur préfèrent des pantalons. Elles se couvrent les bras avec des
gants à manches longues et se protègent le visage avec un masque en
tissus contre le soleil mais également contre les poussières et la
pollution. Lorsque l’on sort le soir, les filles abandonnent ces
protections pour revêtir des tenues plus confortables, plus sexy. On a
alors l’impression d’avoir changé de pays tant le contraste est
fort. Cette
particularité culturelle a été intégrée par les responsables
marketing des plus grandes entreprises de cosmétiques et de nombreux
produits pour s’éclaircir la peau ont envahi les rayons des
supermarchés. L’ouverture du pays aux média étrangers, que ce soit par le biais de la télévision, du cinéma ou des magazines, renvoie une image de la beauté différente. Dans le sud, certaines filles se mettent à aimer le bronzage. D’ailleurs, la peau blanche ne se marrie pas très bien avec les cheveux blonds, autre phénomène à la mode apparue depuis peu… |
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Tiré de Passion Vietnam - juillet 2003
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En matière de transports comme
dans tous les domaines, la nécessité a poussé les Vietnamiens vers
une ingéniosité sans limites qui est à l’origine de l’ébahissement
des touristes mais également de beaucoup d’accidents sur les routes.
Les vélos, les cyclopousses, les motos et autres engins non identifiés
composés de motos sur l’avant et à l’arrière desquels sont fixés
des plates-formes dotées de roues, constituent pour la plupart des
habitants les seuls moyens de locomotion. Dès lors, on doit tout faire avec: transporter la famille
entière, du bébé à la grand-mère, amener le stock à vendre au
marché, effectuer le déménagement du voisin etc.…Objets de grande
taille ou quantités importantes, chaque lot est impressionnant…Ces
empilements improbables sont directement ou indirectement sources régulières
d’incidents plus ou moins graves… La jungle des transports, j’ai dû me l’intégrer à vitesse grand V, moi qui suis un vrai motard parisien, expérimenté jusqu’au bout des ongles. J’ai été obligé de tout recoder ici. Je parle du code de la route à la Vietnamienne… Pas d’agressivité gratuite, conduite tout en volupté, souple, fluide, les yeux en permanence sur 180°, le cou toujours prêt à pivoter …Pour rebrousser chemin sur la route, ne jamais couper la file mais filer en sens inverse: le trafic s’ouvre comme une fleur de printemps pour vous laisser passer… |
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En vivant ici, on peut choisir
d’adopter le rythme de vie des locaux. Il est assez saint. Tout
d’abord, sachez que beaucoup des vietnamiens se couchent et se lèvent
très tôt, parfois avant l’aube, c’est à dire vers 5h du matin.
Ils profitent de la fraîcheur matinale et de la tranquillité de la
ville pour faire leur gym quotidienne ou une séance de Chi Qong. On les
trouve dans la rue ou les quelques parcs de Ho Chi Minh Ville ou près
du lac Hoan Kiem à Hanoi. Le moment est parfois
singulier lorsque cette population rencontre celle de night
clubbers au petit matin. Pour ceux ne
sont pas du matin, une séance de rattrapage est également possible le
soir après les heures de pointes lorsque la ville est redevenue
"plus calme" et moins polluée.
Bien sûr, du coup on mange assez tôt dans la matinée
et la soirée, la plupart du temps à 6h pour le petit déjeuner et à
18h pour le dîner, mais on grignote souvent en cours de journée dès
qu’un petit creux s’installe.
Les
vendeurs ambulants qui sillonnent la ville ainsi que les petits
restaurants n’ont pas vraiment d’heures pour servir.
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Tiré de Passion Vietnam - juillet 2003 par Anna Moi
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Le petit Robert propose la définition
suivante pour le verbe déambuler: marcher sans but précis, selon sa
fantaisie. Errer, flâner, se promener. En vérité les gens ne tiennent pas en place. Il faut
qu’ils bougent, qu’ils se déplacent, seuls ou en famille, avec des
canards, des vitres, des pianos. Même les marchés sont mobiles et
flottants. Même les morts s’agitent, et c’est le rôle des vivants
de les apaiser. Mobiles, les Vietnamiens s’adaptent aux véhicules,
à moins que le véhicule ne s’adapte à eux. Dans ces déambulations, il y a de la vie et de
l’optimisme. On ressent irrésistiblement cette propulsion hors des
murs, vers autre chose, vers l’avenir, vers l’espoir. Pour se promener sans but, il faut de la lenteur. Les
engins motorisés ne s’y prêtent pas. A t-on vu quiconque déambuler
en voiture ? On prend la voiture uniquement dans un but. Mais progressivement la déambulation est proscrite dans la vie moderne, pour cause de lenteur, justement. Et puis la lenteur est souvent synonyme de pauvreté. La vente ambulante est interdite, les cyclos sont interdits. Alors la mobilité se transforme, elle devient un geste de fuite: Il y a toujours un guetteur bénévole et désœuvré pour signaler l’arrivée des forces de l’ordre… |
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Manger dans la rue au Vietnam
est souvent une véritable aventure pour les étrangers. Les Vietnamiens
y sont habitués et apprécient ces moments conviviaux: C’est pratique,
pas cher et parfois agréable, d’ailleurs il n’y a pas vraiment
d’heures pour manger dans la rue. Nous sommes en occident habitués à manger chez nous
parce que nous avons tous sous la main. Hors, la plupart des vietnamiens
n’ont eu accès aux équipements ménagers que depuis peu de temps et
sont habitués à faire le marché chaque jour. Mais manger dehors est
une véritable institution. D’ailleurs pour beaucoup d’entres eux,
les limitations récentes concernant
les horaires d’ouvertures des étalages dans la rue (afin de la rendre
plus présentable) ont constitué un véritable bouleversement. Les
marchands ambulants, à pied ou sur vélos, sont des témoins privilégiés
de cette tradition. Ils constituent parfois un véritable mystère,
apparaissant et disparaissant aux coins de chaque rue. L’aventure pour les étrangers, commence dès lors
qu’ils prennent place sur ces tabourets minuscules que l’on trouve
systématiquement dans chaque échoppe. Ces tabourets sont certainement
conçus pour la taille et le poids d’un vietnamien, c’est à dire
pas très grand et plutôt léger. La scène est parfois comique
lorsqu’un étranger prend place… L’autre source d’inquiétude concerne la salubrité de
l’endroit et la qualité de la nourriture. La plupart de ces petits
restaurants improvisés ne présentent pas de risques mais il est préférable
d’être prudent et de se faire recommander une bonne adresse. Mais
lorsque l’envie d’essayer est trop forte, on essaye de faire
abstraction de ce que l’on voit autour de soi pour se consacrer
uniquement à ce que l’on dans son bol ou son assiette, puis on est
rassuré de ne pas être malade et bien content d’avoir pu goûter au
plaisir de manger dans la rue… |
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Le rapport à l’argent ici est complexe. L’argent est
précieux bien sûr car la plupart des gens restent assez pauvres, mais
ici on n’hésite pas à dépenser son argent sans compter. Cela est
particulièrement flagrant lorsque vous mangez au restaurant ou lors
d’occasions spéciales comme un mariage, un anniversaire, une
naissance, lors du Têt ou quand vient le moment de rendre hommage aux
ancêtres. Au restaurant avec ses amis, lorsque l’addition se présente,
le chacun pour soi n’existe pas ici. On se bat presque pour payer, et
il vous faudra à chaque fois trouver une bonne excuse pour la prendre. D’une manière plus générale, chaque événement social coûte cher car payer est la norme et semble faire partie des facteurs d’intégration sociale. |
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By Lam
Structurellement,
les noms vietnamiens viennent dans l’ordre inverse des noms
occidentaux. En général, la plupart des noms vietnamiens sont
constitués de trois parties: >
Le
nom de famille vient en premier. >
Le
nom intermédiaire (optionnel, mais commun) vient en second. >
Le
prénom vient en dernier. Ceci reflète une différence importante en terme de philosophie entre l’Orient et l’occident: l’Individualisme est au coeur de la société occidentale alors qu’en Orient, la communauté, et en particulier la famille sont plus important.
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Explorer
les noms vietnamiens est une façon sympathique de s’aventurer dans la
culture du Vietnam. Comme
partout ailleurs, sous l’influence patriarcale, les enfants
vietnamiens portent le nom de leur père. Toutefois, les gens peuvent
ajouter le nom du père à celui de la mère, ainsi, les enfants ont
deux noms de famille. Les
noms vietnamiens sont limités à quelques centaines, ce qui signifie
que des millions de Vietnamiens peuvent avoir le même nom, comme par
exemple Nguyen ou Tran… La
signification de ces noms est comme une forêt mystique pour des
explorateurs du langage, car ils ne sont pas simplement des marques de
distinction pour identifier quelqu’un, ils portent en eux des
significations honorables ainsi que les espoirs et les attentes des
parents. La
plupart des noms vietnamiens ont une origine chinoise et une
signification chinoise. Cependant, les parents n’incluent pas ces
significations aux noms de leurs enfants intentionnellement, ils peuvent
simplement choisir ces noms parce qu’ils les trouvent beau. Au
contraire certains noms sont choisis justement parce qu’ils ne sont
pas beaux. Cela arrive surtout dans les campagnes, ou les parents
craignent que leurs enfants portant de jolis noms, ne grandissent pas
bien ou puissent être emportés par des démons… Influencé
par une philosophie de la nature, de nombreux parents choisissent des
noms renvoyant à des réalités naturelles. Vous rencontrerez donc des
gens s’appelant Fragrance, Fleur, Montagne, Nuage et bien d’autres
noms de ce genre. Il
y eu un temps ou la plupart des Vietnamiens associaient à leur prénom
le nom intermédiaire Thi pour les femmes et Van pour les hommes. Ces
dernières années, cette pratique a été abandonnée, car jugée
inutile… Un
autre point intéressant, la plupart des noms vietnamiens ne renvoient
pas à un genre spécifique, à la différence de la majorité des noms
occidentaux: Ha (Rivière) ou Hai (Océan) s’appliquent aussi bien aux
filles qu’aux garçons. Bien sur certains noms s’appliquent davantage
aux garçons comme Hung (Hero) ou Tuan (Beau). Certaines
règles ancestrales qui servaient à donner des noms sont peu à peu
abandonnées ou respectée que par très peu de familles. Par
exemple, les noms intermédiaires sont parfois utilisés afin d’identifier
le rang d’une personne au sein d’une grande famille, ce qui signifie
que les personnes du même rang ont le même nom intermédiaire. Dans
la plupart des cas, les noms des frères et sœurs sont connectés
entres eux, ainsi d’ailleurs qu’avec ceux de leurs parents. Un père
dont le nom est Dragon, pourra ainsi appeler son fils ou sa fille
Phoenix… De la même manière, deux sœurs pourront s’appeler
Branche d’Or et Feuille de Jade. Contrairement
aux pratiques occidentales, les Vietnamiens évitent d’utiliser des
noms identiques à des amis ou la famille car cela est considéré comme
un manque de respect. En bref, il y a beaucoup de chose à dire ou à découvrir sur un Vietnamien si vous connaissez son nom… Les noms vietnamiens sont la cristallisation de l’humanité, de la philosophie, de l’amour parental et des caractéristiques de la société qui les a crée. |
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Pardonnez-moi cette expression un peu macho, mais les
femmes ici ne restent jamais en place! Elles ne se contentent pas de
rester au foyer. A tous les niveaux de la société, on ne peut s’empêcher
de constater le courage dont elles font preuve. Elles ont la réputation
d’être gracieuses, fine et élégantes, et pour autant, prendre en
charge des travaux d’ordinaire réservés aux hommes ne semble pas les
déranger. Elles n’hésitent pas à porter des objets très lourds et
réaliser des tâches pénibles pour gagner leur vie. Et, lorsque
l’envie leur prend de devenir businesswomen, elles réussissent
souvent assez bien. D’ailleurs il vous suffira de regarder autour de
vous, dans la plupart des endroits fréquentés par les étrangers, bars
et autres boutiques, ce sont des femmes qui sont aux commandes. Si vous leur demandez ce qui est le plus important dans leur vie, elles vous répondront sans doute d’abord la famille (Au sens parents) et les études ou la vie professionnelle. La quête d’un mari n’est généralement pas prioritaire. Elles sont tellement actives qu’on en remarquerait presque plus les hommes. Il existe bien entendu des hommes courageux et entreprenants au Vietnam, mais on remarque davantage ceux qui passent leur temps à attendre sur leur moto et à lire leurs journaux! |
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